
La plupart des projets de mesure échouent pour une raison simple : on installe un compteur “là où c’est facile”, pas “là où c’est mesurable”. Or un compteur de fréquentation ne fait pas de magie. Si les usagers se dispersent, s’arrêtent, se croisent dans tous les sens ou passent sur une zone trop large, la donnée perd en fiabilité.
Avec Verdilo, c’est encore plus vrai, parce que vous exploitez une détection de passage qui a besoin d’un scénario clair : des trajectoires compréhensibles, une largeur de passage maîtrisée, et un positionnement cohérent avec le flux à mesurer (piétons, vélos, véhicules).
L’objectif de ce guide est donc très concret : vous donner une méthode de repérage terrain qui fonctionne dans 90 % des cas, puis une check-list pour sécuriser l’installation.
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Ce guide sert à toutes les organisations qui doivent mesurer des flux sans transformer le site en chantier : collectivités, gestionnaires d’espaces naturels, sites touristiques, exploitants d’équipements, organisateurs d’événements, opérateurs de mobilité ou gestionnaires de parkings.
Il est aussi utile quand vous avez déjà une intuition (“on va le mettre à l’entrée”) mais que vous devez produire une donnée défendable : bilan avant/après, justification de subvention, suivi saisonnier, pilotage de jauge ou évaluation de l’impact d’un aménagement.
Avant même de regarder le site, posez une question simple : “Quel chiffre doit-on pouvoir commenter ?”
Un comptage peut servir à mesurer un usage global, comparer des périodes, dimensionner des services, objectiver un impact, ou suivre une saturation. Selon le cas, l’emplacement ne sera pas le même. Par exemple, si vous voulez mesurer l’usage d’un parc, vous privilégiez les entrées principales. Si vous voulez mesurer l’usage d’un aménagement, vous choisissez un point qui “capture” réellement l’aménagement (pas un carrefour où les gens coupent).
Avec Verdilo, vous pouvez compter des piétons, des vélos et des véhicules, et configurer le sens de passage. Cette capacité est précieuse, mais uniquement si vous avez clarifié le flux attendu et le besoin de distinction.
Le meilleur emplacement est rarement “le plus visible”. C’est le point où l’usager n’a pas d’alternative simple.
Cherchez :
Plus un passage est canalisé, plus la mesure est stable dans le temps, et plus vos comparaisons avant/après sont fiables.
Un bon point de passage est un point où l’usager traverse “d’un mouvement”.
À éviter si possible :
Si vous n’avez pas le choix, reculez de quelques mètres pour retrouver un passage plus fluide, même si ce n’est pas “pile” à l’endroit symbolique.
Verdilo est conçu pour compter sur une largeur de passage qui peut aller jusqu’à plusieurs mètres, mais la règle terrain reste la même : plus c’est large et dispersé, plus vous prenez de risques.
Le bon réflexe est de choisir un endroit où :
Si l’espace est trop ouvert, la meilleure solution n’est pas de “viser plus large”, mais de déplacer l’emplacement vers un goulot, ou de repenser le protocole (par exemple plusieurs points plutôt qu’un seul).
C’est une étape souvent oubliée, alors qu’elle conditionne tout le reste.
Posez-vous deux questions :
Plus vous voulez de granularité, plus le point de passage doit être “propre”. Un emplacement moyen peut suffire pour un volume global, mais pas pour une distinction fine et défendable.
La hauteur dépend du flux principal visé.
En pratique, on retient généralement :
L’idée n’est pas d’être au centimètre près, mais d’être dans le bon ordre de grandeur, et surtout de rester cohérent avec le flux que vous voulez mesurer et la configuration du passage.
Verdilo s’appuie sur une détection thermique. Cela implique un bon sens terrain : cherchez un arrière-plan stable et homogène derrière la zone de passage, et évitez de viser des sources susceptibles de perturber la lecture (variations thermiques importantes, objets très “chauds” proches, surfaces qui changent beaucoup selon l’heure).
Le positionnement doit orienter le capteur vers la zone où les usagers passent réellement, sans “cadrer” une zone inutile.
Beaucoup de sites sont des espaces partagés (piétons + vélos, ou piétons + véhicules sur un accès). Verdilo peut couvrir ces cas, mais votre choix d’emplacement doit limiter les confusions.
Si les modes se mélangent de manière chaotique, vous aurez un résultat moins propre. Dans ce cas, privilégiez un point où les trajectoires se séparent naturellement (marquage au sol, chicane, entrée de parking, début de piste).
Verdilo peut transmettre les données à une fréquence plus ou moins régulière. Plus vous voulez “piloter” finement (pics, exploitation en journée), plus vous aurez intérêt à une transmission plus fréquente. Si vous êtes en observatoire (bilan hebdo/mensuel), une transmission plus espacée suffit.
Le point important : la fréquence de transmission doit être décidée avec l’usage, car elle impacte l’autonomie. Ne demandez pas “le maximum” par défaut ; demandez ce qui sert réellement votre décision.
Correctif : chercher un goulot réel, quitte à être moins “central”. La donnée sera plus exploitable.
Correctif : reculer de quelques mètres pour retrouver un flux traversant.
Correctif : soit simplifier l’objectif (volume global), soit déplacer l’emplacement vers un passage plus propre, soit instrumenter plusieurs points.
Correctif : cartographier les accès. Si vous ne mesurez qu’une partie du flux, assumez-le et écrivez-le dans le bilan. Sinon, instrumentez les accès principaux.
Correctif : décider si vous êtes en pilotage (fréquence plus fine) ou en observatoire (fréquence plus espacée), et paramétrer en conséquence.
Un compteur de fréquentation est un outil de décision. La qualité de votre projet dépend surtout du choix du point de passage et de la cohérence entre objectif, emplacement, sens, largeur et hauteur de pose.
Si vous voulez, vous pouvez nous envoyer deux ou trois photos de votre site (ou un plan avec les accès). En quelques questions, on vous aide à valider l’emplacement le plus robuste et la configuration Verdilo la plus adaptée.
Un bon comptage se gagne au choix du point de passage. Vous cherchez un endroit où le flux est simple, canalisé, et représentatif de l’usage. La fiabilité dépend surtout de trois facteurs : trajectoires stables, largeur maîtrisée, et installation à la bonne hauteur selon le type de flux.
Choisir un point de passage “obligé”, vérifier la largeur à couvrir, décider du sens (mono/double), poser à la bonne hauteur (selon piétons/vélos/véhicules), orienter vers la zone de passage, éviter les zones de manœuvre et les arrière-plans thermiquement instables.
Découvrez comment Kiomda mesure la fréquentation sur les sites naturels, et quelles configurations sont les plus adaptées à vos enjeux (flux, sens de comptage, contraintes terrain).
Découvrez comment Kiomda mesure la fréquentation sur les événements, et quelles configurations sont les plus adaptées à vos enjeux (flux, sens de comptage, contraintes terrain).


