
La Dordogne est un département à fort potentiel touristique, structuré par plusieurs itinéraires cyclables et de randonnée. Parmi eux, la Flow Vélo — véloroute d'envergure régionale — constitue un axe stratégique sur lequel les collectivités investissent de manière soutenue. Le Conseil départemental a formalisé cet engagement au travers d'un plan départemental vélo, qui fixe les modalités techniques et financières du développement de ces infrastructures.
C'est dans ce cadre que deux boîtiers Kiomda ont été installés : l'un à Saint-Crépin-et-Carlucet, sur le secteur Est de la Flow Vélo, l'autre à Veyrignac, sur l'itinéraire pédestre reliant Soulac à Rocamadour. Les boîtiers sont équipés de caches anti-vandalisme, ce qui facilite leur maintien en condition sur des sites exposés et éloignés des centres urbains.
« Ça a été installé sur la Flow Vélo, sur le secteur Est de la Flow Vélo au départ. Le reste de l'itinéraire est déjà équipé de compteurs divers et variés. »
Le choix de Kiomda s'est inscrit dans une démarche de rationalisation des outils de comptage. Le département avait déjà une expérience avec d'autres solutions, notamment sur la voie verte de la Vallée de l'Isle, gérée par les communautés de communes. L'enjeu était désormais de disposer d'un équipement propre au département, en cohérence avec sa politique d'évaluation des itinéraires.
« L'idée c'est d'avoir des outils d'évaluation de nos itinéraires. »
Dès la mise en service, les données ont été partagées avec plusieurs interlocuteurs : la direction des routes et l'unité d'aménagement du département, ainsi que la Communauté de communes du Pays de Fénelon, partenaire sur l'aménagement local. Chaque acteur dispose de ses propres codes d'accès à la plateforme, ce qui permet une consultation autonome selon les besoins de chacun.
« On a donné les codes d'accès aux différents EPCI, à nos collègues des routes qui gèrent la voirie. Tout le monde est très satisfait de l'utilisation. »
Au niveau du comité de pilotage de la Flow Vélo, les données de fréquentation font l'objet d'une remontée bimestrielle. Elles servent d'indicateur de référence pour évaluer l'usage réel des infrastructures développées, et pour rendre compte aux élus des retombées de l'investissement public.
« Nous, les élus, on développe de l'infrastructure touristique, il faut qu'on ait une évaluation. Cette évaluation, c'est la fréquentation. »
La dimension transversale de l'outil est soulignée comme un bénéfice à part entière : au-delà de la connaissance de la fréquentation, les compteurs jouent un rôle de fédération entre services et collectivités. Partager la donnée, c'est aussi partager une vision commune de l'usage du territoire.
Sur le plan technique, un ajustement de paramétrage lié à la détection de vitesse a été réalisé en début de déploiement, à la demande du département. Cet épisode est évoqué sereinement, comme relevant du réglage normal d'un outil de terrain.
« On est satisfait car rustique, robuste, efficace et données fiables. C'est très bien. »
La portabilité des boîtiers est également mentionnée comme un atout : la possibilité de déplacer facilement un compteur d'un site à un autre ouvre des perspectives pour un usage plus souple, notamment avec l'acquisition envisagée d'un boîtier "volant" dans le cadre de la prochaine consultation.